Publications > “Les aspirations des agriculteurs et leurs rapports à la profession”

Etude FESIA pour la FNSEA menée par Raymond BELLOC, Sophie CHARPIN, Benjamin CHASSAGNE, Catherine DELHOUME, Nathalie DEPUY, Pascal DESAMAIS, Annie DUFOUR, Michel DURAND, Florent DUYME, Gaëlle GEOFFREY, Aude GUITTON, Isabelle KARCHER, Roger LE GUEN, Emmanuel NOWAK,Céline PELTIER.

 

Résumé

L’objet de l’étude porte sur les aspirations professionnelles et sociales des agriculteurs et l’évolution de leurs rapports à la profession. Leurs engagements professionnels seront envisagés comme l’ensemble des relations pratiques et symboliques qu’ils entretiennent avec les organisations professionnelles actuelles, compte tenu de l’émergence de nouveaux collectifs d’exercice du métier et de la profession.

 

Le monde agricole se caractérise aujourd’hui par une multiplicité d’intervenants (Chambres d’Agriculture, Coopératives, Instituts Techniques, Services de gestion technique et économique,…). Ce dispositif met en œuvre des mécanismes de coordination et de régulation entre agriculteurs, en lien avec les pouvoirs publics et le secteur agroalimentaire. On ne trouve pas d’équivalents dans d’autres secteurs comme l’artisanat ou l’industrie. Mais toutes ces organisations professionnelles et économiques sont à présent confrontées aux évolutions profondes de la politique agricole et du métier d’agriculteur, en particulier en ce qui concerne :

 

  • les modèles productifs (normalisation des pratiques, concentration des exploitations , etc.),
  • les modèles économiques (réforme de la PAC, bouleversement de la formation du revenu),
  • l’environnement sociétal (transformations de la main d’œuvre, aspirations des agriculteurs au travail, nouvelles attentes des consommateurs et des citoyens).

Comment les rapports des agriculteurs à leurs organisations évoluent-ils dans ce contexte ? Quelles nouvelles formes de coordination et de régulation émergent-elles parmi les agriculteurs ? Dans quelles conditions d’environnement et avec quels acteurs s’opèrent-elles ?

 

Pour tenter de répondre à ces questions, nous avions proposé à l’origine de considérer trois principaux niveaux d’analyse :

  • les changements du travail dans les exploitations agricoles,
  • leurs incidences sur les formes d’exercice du métier et sur les identités professionnelles,
  • la place et le rôle des organisations professionnelles.

 

Ainsi, nous avons appréhendé l’engagement professionnel des agriculteurs selon trois axes essentiels : le travail, le métier et la profession.

 

Notre approche a privilégié l’analyse des représentations, des attentes (conseil, assistance, préconisation, normalisation des pratiques, formation,…), des aspirations et des objectifs et de leur degré de formalisation.

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